* Dans ma bibliothèque

Il y a un an ou deux, j’ai découvert Kitty Crowther, et je me suis tout de suite sentie « chez moi » dans ses livres étonnants et singuliers. Depuis, elle est devenue une des artistes que je préfère, et je l’aime davantage encore après m’être plongée dans la Conversation avec Kitty Crowther menée par Véronique Antoine Andersen. Il serait trop long d’énumérer en une fois toutes les raisons qui me la font aime et admirer : je n’en dirai aujourd’hui qu’une, qui est sa vision de l’enfance et de la littérature dite « pour enfants ». Elle refuse d’enfermer les enfants dans des mondes idéalisés où toute difficulté, toute peine, est absente : elle veut parler de la vie dans son entier, avec ses lumières et ses ombres, et croit les enfants capables de s’y confronter – c’est une vision que je partage, qu’il s’agisse d’enfants ou d’adultes, d’ailleurs.

Et c’est ce qu’elle fait dans ses livres, que je trouve inspirants et puissants : ils parlent avec justesse, par le détour de la métaphore, de la fiction et d’un univers singulier et merveilleux, de l’âpreté et de la beauté de la vie tout entière, et s’adressent aussi bien aux enfants qu’aux adultes – en tout cas, je les lis avec un plaisir immense. Elles infusent et décantent en moi, et nourrissent autant mon imaginaire que ma réflexion.

Conversation avec Kitty Crowther, par Véronique Antoine Andersen, Pyramyd, 2016

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